Hubert Vast

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Portrait de Don McCullin

don-mccullin.jpgDon McCullin est considéré comme étant l’un des plus grands photographes de guerre dans le monde. L’ampleur de son travail est difficilement mesurable, car les répercussions de ses témoignages au Viêt-nam, en Afrique et partout dans le monde ont une portée immense : Don McCullin a participé à la divulgation de l’information à travers le globe, l’information qu’il faut débusquer, qui ne peut être atteinte qu’ au prix du risque. Il a aussi dévoilé des vérités difficiles à admettre, a dénoncé des injustices qui embarrassent les consciences, aussi bien que la sienne. Son travail s’inscrit au même titre que celui de que Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, Robert Frank, W. Eugene Smith ou encore Gilles Caron, ami, concurrent et compagnon de travail. Il témoigne en noir et blanc. Ce qui résonne au sein de ses images est la dignité de l’être humain, même dépouillé de tout. A travers les sujets qu’il photographie, on peut discerner la compassion qui l’habite. Don McCullin est et se sent proche de ses sujets, et ses images fonctionnent à la manière de miroirs. don mccullin.jpgDon McCullin naît à Londres 9 octobre 1935. Il grandit dans un quartier déshérité, au nord de la capitale. 1948, il entre aux arts appliqués à la Hammersmith School of Arts and Crafs à Londres et obtient une bourse. Puis, après la mort de son père en 1950, il effectue diverses activités : il passe de plongeur à coursier, et travaille dans une entreprise de soldats de plomb. En 1954-56, il se fait recaler au test de photographe de la RAF. Puis, en 1959, il obtient sa première parution dans The Observer . Il part ensuite à Berlin à ses frais pour suivre la construction du mur en 1961, et reçoit pour ce travail le « British Press Award » , et commence à travailler pour The Observer ponctuellement.

mccullin-02.jpgC’est à partir de ce moment qu’il se lance à travers le monde pour effectuer d’autres grands reportages, comme en Angleterre sur les ouvriers des aciéries. Il part à Chypre et couvre la guerre civile, reportage pour lequel il reçoit le Grand Prix de la Fondation du « World Press Photo » d’Amsterdam. Puis, il part sur tous les continents couvrir divers conflits : au Viêt-nam, au Cambodge, à Beyrouth, en Papouasie, au Pakistan... Il se blesse gravement deux fois, au Salvador et au Cambodge. Il effectue un énorme travail sur le Sida en Afrique. Il photographie les Beatles sur leur demande en 1968. Il photographie aussi les ruines de l’Empire romain autour du bassin méditerranéen et passe à la photographie de paysage. Il reçoit en 1978 la Honorary Fellow de la « Royal Photographic Society » .

Don McCullin expose un peu partout, au ICP et au siège des Nations Unies à New-York , au Victoria and Albert Museum et au Barbican Centre à Londres, au Centre National de la Photographie à Paris... Puis, 1990, il publie son autobiographie Unreasonable Behaviour (Jonathan Cape). En 1992, il reçoit le prix « Erich Salomon » pour l’ensemble de son œuvre.

Il effectue une fin de carrière marquée par la paix. Il mentionne qu’il était las de cette culpabilité qu’il ressentait devant chaque injustice rencontrée sur la planète. Il mentionne « Je veux maintenant photographier des paysages et des fleurs, je me condamne à la paix » . Don McCullin a couvert 40 années d’injustices en commençant en 1961 avec la construction du mur de Berlin jusqu’en 2001, lorsqu’il photographie les ravages du Sida en Afrique.

source : livresphotos.com

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