Hubert Vast

Conseil & Formateur en communication digitale

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Test du Sony Alpha 57

Pour épauler les hauts de gamme Alpha 65 et 77, Sony a présenté l'Alpha 57. Celui-ci est donc un "entrée de gamme avancé", à l'instar du Nikon D5100 ou de l'EOS 600D par exemple. Au programme : capteur 16 Mpx, viseur électronique de 1,44 Mpt, et bien sûr toujours le système de miroir semi-transparent qui permet un autofocus continu plus efficace en rafale et surtout en vidéo.

Le châssis de l'Alpha 57 n'est pas dérivé de celui de son prédécesseur, l'Alpha 55, mais de son grand frère, l'Alpha 65. Le design est donc moins carré, plus fluide, en particulier sur la face supérieure, et la poignée est plus haute et les boutons du dos plus accessibles. La préhension en est améliorée et l'Alpha 57 est plus agréable à manipuler que ne l'était l'Alpha 55, même si certains détails de construction gagneraient à être revus — comme le son creux que renvoient les plastiques durs, qui ne donnent pas une vraie impression de solidité.

L'écran est toujours placé sur une rotule inférieure, très pratique pour la visée par dessus un obstacle ou à hauteur de poitrine, mais moins efficace qu'une rotule latérale (telle que sur les EOS 600D ou D5100) pour les décalages latéraux. Il s'agit manifestement du même que sur l'Alpha 65, ce qui n'est pas un reproche : fin, confortable, profitant de bons angles de vision, il ne souffre que d'un affichage un peu froid et sa fidélité colorimétrique est plutôt bonne.

On n'en dira hélas pas autant du viseur. Le superbe viseur Oled des Alpha 65 et 77 et du Nex-7 était sans doute trop coûteux pour un appareil de cette gamme ; mais il existe au moins de bons viseurs LCD — chez Olympus notamment... Ici, si l'Alpha 57 a gagné en définition, il reste assez infidèle (le delta E atteint 6,7 et, surtout, la dominante bleutée est visible même à l'œil nu, confirmée par une température de couleurs de plus de 10000 K au lieu des 6500 K attendus) ; il manque également de contraste (les noirs sont plutôt des gris foncés)... Pire, c'est toujours un affichage séquentiel : il affiche rouge, vert et bleu en alternance. La persistance rétinienne recompose l'image mais, dès que l'œil se déplace dans le viseur, on distingue des déchirures colorées ; tout le monde n'y est pas sensible, mais pour ceux que cela gêne, c'est rédhibitoire.

L'interface est la même que sur les autres modèles, avec les mêmes bons points (clarté générale des options), les mêmes éléments discutables (le menu Fn séparé en deux colonnes) et les mêmes bugs incompréhensibles (le sens des panoramiques caché dans le menu général au lieu d'être présent dans le menu Fn).

Comme les autres "SLT", ces "reflex" à visée électronique, l'Alpha 57 est difficile à prendre en défaut sur ce chapitre. Le démarrage en une seconde est en effet son relatif point faible... pour autant qu'on puisse dire cela quand l'ensemble du marché reflex se tient dans un mouchoir !

L'autofocus fait évidemment son travail avec constance, l'enchaînement des photos prend à peine plus que le temps de relever l'index pour appuyer de nouveau, et le mode rafale maintient 7,5 images par seconde... et grimpe à 12 i/s dans un mode spécial, sans autofocus et en 8 Mpx.

L'Alpha 57 reprend le capteur CMOS de 16 Mpx déjà largement vu sur les productions Sony, Pentax et Nikon.

La montée ISO est, ordinairement avec ce capteur, excellente. Sony propose des Jpeg très traités — là aussi, c'est une habitude de la marque — avec une amorce de lissage, à peine visible en pleine taille, à 1600 ISO, et un gommage plus marqué à 6400 ISO, dernière sensibilité recommandable pour tirer en 20x30 cm. La conservation des textures progresse réellement depuis l'Alpha 57, ce que nous avions déjà noté sur les compacts de la marque, mais les adeptes d'images naturelles préféreront peut-être le traitement plus discret d'un D5100 ou d'un K-5... ou ils choisiront de traiter eux-mêmes les Raw

source : lesnumeriques.com

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