Hubert Vast

Conseil & Formateur en communication digitale

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Test de l'Olympus TG-1

Le TG-1 a pour prétention de chapeauter la gamme la plus complète d'appareils baroudeurs (quatre modèles, désormais !). Logiquement, la construction est donc très soignée, l'appareil respirant la solidité avec un revêtement largement métallique. Une barre caoutchoutée vient caler le majeur, un tampon du même matériau aidant à maintenir le pouce ; plus original, un troisième élément à gauche de l'écran permet une excellente préhension à deux mains, l'appareil ne risquant alors pas de glisser malgré son poids non négligeable. Les deux trappes disposent d'un double verrouillage, assez ferme à manipuler mais garantissant une fermeture efficace. Le TG-1 est dans l'ensemble trapu, costaud et assez réussi.

Réactivité / Vous aimez les trucs incompréhensibles ? Alors, en voilà un beau : pourquoi le TG-820 peut-il prendre un photo à peine plus d'une seconde après l'appui sur l'interrupteur, alors que le TG-1 doit attendre près de trois secondes ? L'électronique des deux boîtiers est très semblable et, les objectifs étant périscopiques, il n'y a pas de délai pour déployer l'optique... Une fois démarré, ça va beaucoup mieux et on retrouve les excellentes dispositions du TG-820 : l'autofocus est rapide en toutes circonstances, l'enchaînement des photos est irréprochable, le mode rafale prend quatre images par seconde à volonté... Fort dommage : s'il avait démarré plus vite, c'est carrément cinq étoiles que le TG-820 aurait pu espérer ici.

Qualité des images / L'électronique du TG-1, basée sur un capteur BSI Cmos de 12 Mpx, est sans surprise. En revanche, le zoom 25-100 mm est entièrement nouveau, avec une caractéristique qui ne manque pas de faire tourner les têtes : il ouvre à f/2 au grand-angle, ce qui lui permet d'avaler trois fois plus de lumière que la plupart des concurrents (en général limités autour de f/3,3). La performance interpelle d'autant plus que les objectifs périscopiques sont traditionnellement moins lumineux que les objectifs télescopiques (ceux qui sortent de l'avant du boîtier) ; tout le monde attend donc Olympus au tournant.

La montée en sensibilité est sans grande surprise : le lissage est visible à 800 ISO, mais Olympus a bien travaillé pour contenir le bruit et les tirages 20x27 cm sont très bons. À 1600 ISO, cela se gâte un peu, mais des tirages en petite taille restent tout à fait corrects et on peut encore regarder les images sur un écran Full HD sans trop de difficulté.

Cette montée ISO montre tout de même un point qui mérite d'être noté : le piqué à 400 ISO est meilleur qu'à 100 ou 200 ISO. Il ne s'agit ni d'une erreur, ni d'un accroissement de l'accentuation : c'est tout simplement le moment où le TG-1, dans notre labo, a choisi de passer de f/2 (ouverture maximale) à f/2,8.

Le symptôme est clair : à pleine ouverture, le grand-angle est « mou » sur l'ensemble du champ. Selon les zones, le TG-1 fait parfois un peu mieux que le TG-820, parfois un peu moins bien ; dans tous les cas, la différence est faible, hélas — l'objectif du TG-820 est clairement dépassé à l'heure actuelle. À f/2,8 (atteint à 400 ISO sur notre scène, le TG-1 ne proposant pas de mode Av), le piqué devient correct, mais globalement cet objectif est assez loin de la qualité de celui du Panasonic FT4 par exemple.

Et l'on se prend à douter : les objectifs périscopiques ne seront-ils pas définitivement cantonnés à trois étoiles, au vu des progrès spectaculaires des objectifs télescopiques depuis quelques années ?

Il y a tout de même un domaine où l'objectif du TG-1 est difficile à battre : la macro. Comme d'habitude chez Olympus, un mode Super macro le bloque à la focale où il possède le meilleur rapport de reproduction (un équivalent 74 mm) ; à cette focale, l'appareil peut encore s'approcher à un centimètre du sujet, permettant ainsi de photographier plein cadre un sujet de 7 mm de largeur.

Les spécialistes noteront qu'étant donnée la taille du capteur (4,6x6,2 mm), cela signifie que l'objectif est très près du fameux rapport 1:1, qui marquait l'entrée dans la « vraie » macro... en photographie argentique 24x36 mm ! Un pixel capture alors un détail de l'ordre de deux microns et l'on distingue parfaitement les petites rayures de notre réglet. Le WG-2 et le TX20 sont excellents dans ce domaine mais restent un ton derrière, et le reste du troupeau des compacts est tout simplement largué.

source : lesnumeriques.com

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