Hubert Vast

Conseil & Formateur en communication digitale

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Test du Panasonic Lumix LX7

Comme chaque année paire depuis 2006, Panasonic renouvelle son compact expert. Le LX7 succède ainsi au LX5, avec quelques évolutions ergonomiques et, surtout, un nouvel objectif à la luminosité record : f/1,4 au grand-angle et encore f/2,3 au téléobjectif (90 mm) !

Prise en mains / Il y a au moins une évidence : le LX7 reprend le même châssis que le LX5. Volume, ergonomie, disposition des commandes, presque rien ne change. La construction est soignée, les assemblages précis, la préhension très agréable, toutes les commandes répondent bien...

On note tout de même deux ajouts : derrière, un basculeur clicable ND/Focus sous le pouce, qui permet d'utiliser le filtre gris neutre (utile en plein jour, pour allonger le temps de pose quand on ne peut pas fermer le diaphragme ni réduire la sensibilité) et de faire la mise au point en mode manuel ; devant, une bague autour de l'objectif.

Celle-ci, popularisée par les Canon S100 et Sony RX100 notamment, est ici limitée à un seul réglage : l'ouverture. Elle est donc graduée de f/1,4 à f/8, reprenant au passage la typographie des objectifs Leica. Cela impose trois limitations : d'abord, elle ne sert qu'en modes A et M ; ensuite, elle n'est pas recyclable pour ceux qui souhaiteraient lui attribuer un autre réglage ; enfin, l'ouverture du zoom n'étant pas constante, ses premiers crans ne servent à rien lorsqu'on zoome — à 90 mm, les cinq premiers correspondent à f/2,3 ! Au final, Canon et Sony ont fait une bien meilleure implémentation de cette bague, que seuls les maniaques de la priorité à l'ouverture et du manuel utiliseront réellement...

L'écran du LX7 est assez confortable : précis et doté de bons angles de vision, il souffre tout de même d'un affichage trop imprécis (gris clairs virant au blanc, colorimétrie approximative) pour trier sereinement des photos ou faire un réglage fin de balance des blancs par exemple.

L'interface du LX7 est à l'habitude de Panasonic, assez claire mais un peu limitée en personnalisations — au contraire des G, le LX7 ne permet pas de choisir les réglages disponibles dans le menu Q par exemple. On peut également regretter que le basculeur Focus ne puisse être attribué à autre chose qu'à la mise au point manuelle, fonction qu'on n'utilise pas tous les jours.

Réactivité / Yes !!! Enfin, un compact réactif !

Le LX7 est vif dès le démarrage : il déclenche 1,4 s après l'utilisation de l'interrupteur. L'autofocus est dans les bonnes habitudes de la maison, très efficace, et l'attente entre deux photos dépasse à peine le temps de lâcher et de ré-appuyer sur le déclencheur — et ce, en Raw comme en Jpeg.

Mais c'est le mode rafale qui nous a le plus stupéfaits. Le LX7 prend 12 images en 1,2 s, avant de s'arrêter pour les enregistrer. Et là encore, c'est pareil en Jpeg et en Raw ! En outre, il n'est nul besoin d'attendre la fin de l'enregistrement pour redémarrer une rafale : par exemple, en Jpeg, si l'on appuie sur le déclencheur deux secondes après la coupure, c'est reparti pour six photos au même rythme...

Qualité des images / Le Sony RX100 a mis la barre très haut, son capteur de 1" (8,8x13,2 mm) et son traitement très poussé fournissant des images impeccables jusqu'à 1600 ISO. Le Panasonic LX7 a un capteur classique, dont la taille utile est de l'ordre de 4,8x6,4 mm au format 4/3 (le "multi-aspect" complique un peu la notation de la taille du capteur). Malgré une définition inférieure de moitié, le Panasonic a donc une densité plus élevée et est attendu au tournant sur le plan de la sensibilité.

Cependant, l'affaire se complique quand on compte l'objectif : le LX7 "ouvre" 2/3 de valeur de plus au grand-angle, et 2 valeurs de plus au téléobjectif. En théorie, le LX7 peut donc rester à 800 ISO là où le RX100 doit monter à 1600, voire 3200 ISO...

source : lesnumeriques.com

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