Hubert Vast

Conseil & Formateur en communication digitale

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Test du fujifilm X-e1

Nous voici réunis autour d'une table d'une salle de réunion d'une agence de presse en plein centre-ville de Londres avec le staff japonais de la cellule en charge de la gamme des appareils "X" chez Fujifilm. La présentation du jour, en amont de la Photokina, porte sur deux appareils, le X-E1 et le X-F1, deux nouveaux objectifs, le premier zoom Fujinon XF et un grand-angle en focale fixe et la version 2.0 du firmware du X-Pro1 dont l'intégralité des améliorations ont été portées sur le nouveau compact X-E1 que nous avons pu manipuler lors de cette rencontre.

Le Fujifilm X-E1 reprend tout ce qui fait la qualité d'image du X-Pro1 et Fujifilm est catégorique : le X-E1 et le X-Pro1 offrent la même qualité photo. En effet, le X-E1 est équipé du même capteur X-Trans, un capteur CMOS APS-C dont la particularité est de ne pas être coiffé par un filtre passe-bas habituellement chargé de flouter l'image pour éviter l'apparition de moiré. Mais Fujifilm, pour se prémunir de l'apparition de ce défaut, a mis au point une matrice colorée plus complexe que celle de Bayer, évitant la répétition du motif et donc l'apparition du moiré. Le capteur fait 16 mégapixels et offre en effet un piqué stratosphérique comme nous avions pu le constater lors du test du X-Pro1.

L'ergonomie du X-E1 est également la réplique de celle du X-pro1 et nous n'allons pas nous en plaindre. On retrouve le "Q Menu" qui permet de régler ensuite nombre de paramètres, très pratique. On a toujours autant plaisir à régler l'ouverture de l'objectif directement sur la bague de réglage manuelle prévue à cet effet sur les optiques Fujinon XF à monture Fuji X pour les X-Pro et X-E. Notez que, de par son ouverture glissante, le nouveau zoom 18-55mm f2.8-4 ne peut avoir de bague crantée de réglage du diaphragme, mais une bague, non crantée, permet tout de même de régler l'ouverture du diaphragme. L'ouverture maximale s'adapte à la longueur focale sur laquelle vous êtes positionné.

Le bouton "Q" très pratique constitue un raccourci à d'innombrables réglages. Le bouton macro, fortement nécessaire sur le X-Pro1 "du début" du fait d'une distance minimale de MAP vraiment trop éloignée... Elle a été raccourcie avec le firmware version 2.0 du X-Pro1 et toutes les améliorations apportées par ce nouveau firmware sont reprises sur le X-E1. La finition du X-E1 est exemplaire, à nouveau, et comme son grand frère 800 euros plus cher, le X-E1 est fabriqué au Japon, et cette origine est fièrement gravée sur l'appareil.

La bague de compensation de l'exposition... appréciable certes, mais encore une fois non verrouillée. Elle va provoquer de nombreuses situations fâcheuses où les photographes équipés en X-E1 vont surexposer ou sous-exposer toute une série de photos ayant fait bouger la molette accidentellement. Ce défaut a été repris malgré les nombreuses remontées des utilisateurs de son grand frère. Etrange. Le déclencheur est souple et remonte efficacement l'information du déclenchement. Le fonctionnement du X-E1 est doux et "moelleux". C'est un appareil qui procure un grand plaisir d'utilisation. Il est rapide avec un mode rafale 3 ou 6 i/s et un autofocus musclé, surtout quand on utilise l'appareil avec le nouvel objectif Fujinon XF 18-55mm qui bénéficie de la nouvelle motorisation linéaire pas à pas de son autofocus.

Bonne nouvelle : une touche d'érection du flash ! Oui, le X-E1 possède bien un flash intégré en plus de sa griffe porte-accessoire qui pourra accueillir un flash externe. Modeste (nombre guide de 7 à 200 ISO), ce petit flash à la cinématique intrigante permettra de déboucher un contre-jour et dépannera dans bien des situations.

Le viseur, principale différence entre le X-E1 et le X-Pro1 est équipé d'un détecteur d'oeil. Ce viseur n'est plus hybride comme il l'est sur le X-Pro1, mi-optique, large et lumineux, mi-électronique, voire les deux à la fois avec incrustation d'informations comme l'histogramme sur l'image, non, sur le X-E1, c'est un EVF qui officie, mais pas n'importe lequel, il s'agit du viseur OLED de 2,36 millions de points qui équipe les Sony NEX-7 ou SLT-A99/A77, une référence en matière de finesse d'affichage, de contraste et de chromie. Mais Fujifilm l'a encore amélioré en y ajoutant un jeu de lentilles asphériques pour en réduire la distorsion. Le résultat est intéressant et ferait (presque) oublier l'agrément d'une visée optique de type reflex. Le viseur est fluide, lumineux en intérieur et reflète ce que vous allez photographier à 100%, reproduit la balance des blancs de l'appareil, permet d'identifier des lumières percées, etc... Ce n'est pas inintéressant. Un autre bénéfice de ce viseur électronique se traduit par une sacrée réduction du format de l'appareil comme vous allez le voir ci-dessous et ainsi que de son prix de vente.

Commercialisé à un tarif agressif de 899 euros TTC, le Fuji X-E1 permet de pénétrer dans la famille des Fuji X à objectif interchangeable à moindres frais (le X-Pro1 est vendu 1699 euros TTC) et d'attirer plus de photographes dans l'univers de la monture X. Le X-E1 sortira également en kit avec le zoom Fujinon XF18-55mm F2.8-4 R LM OIS au prix de 1299 euros TTC.

source : zone-numerique.com

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