Hubert Vast

Conseil & Formateur en communication digitale

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Test du Panasonic Lumix GH3

Prise en mains - Le nouveau boîtier est très agréable à prendre en mains et la construction a largement été améliorée avec une finition tout-temps. Conséquence, le GH3 a pris de l'embonpoint et se compare désormais aisément à un petit reflex. Le revêtement caoutchouté est confortable, la nouvelle disposition des commandes s'avère relativement intuitive et la rangée de trois boutons (ISO, balance des blancs et correcteur d'exposition) derrière le déclencheur n'est pas sans rappeler l'ergonomie de certains reflex Canon. On se surprend même parfois à rechercher l'écran LCD de rappel sur l'épaule du boîtier...en vain.Vous retrouverez une interface évoluée avec 2 molettes de réglages, une roue codeuse au dos, des barillets (modes d'exposition, motorisation) et une profusion de commandes personnalisables : pas moins de 5 touches Fn physiques et 2 virtuelles sur l'écran. Malheureusement, les options assignables diffèrent selon les touches Fn. Par exemple, le Wi-Fi, attribué par défaut à la touche Fn1, ne peut être relocalisé sur la touche Fn5 — une limitation difficilement compréhensible, mais qu'une simple mise à jour de firmware pourrait corriger.

Le viseur électronique évolue notablement en abandonnant l'affichage séquentiel des LCoS et les effets arc-en-ciel, au profit d'une dalle Oled fine (1 744 000 points) et efficace. En pleine lumière, l'affichage est fluide, précis et confortable. En basse lumière, de légères saccades sont visibles. Lors de nos tests, il n'a pas été possible de mesurer la colorimétrie du viseur électronique. Certains affectionnent les nombreuses informations affichables (histogramme, niveau électronique, visualisation en direct de la balance de blanc ou de l'exposition...) et la possibilité de "voir" dans la pénombre ; d'autres ne pardonnent pas cet écran électronique entre l'œil et la scène visée. C'est avant tout une histoire de goût. Au dos, l'écran orientable monté sur rotule latérale affiche quant à lui 614 000 points (Oled), et s'avère également performant avec un contraste important et une colorimétrie assez fidèle, quoiqu'un peu froide.

Avec le GH3, c'est un énorme reproche fait aux Micro 4/3 qui disparaît : le bruit au déclenchement. Plutôt sonores, les Lumix G n'étaient guère discrets jusqu'à l'adoption d'un obturateur électronique optionnel. Dans ce mode, le GH3 est totalement silencieux. Un vrai bonheur ! En contrepartie, le flash ne sera pas utilisable ; mais quand on recherche la discrétion... Notez que la sensibilité ISO est également limitée à 1600 ISO.

Niveau connexions, le GH3 fait carton plein avec une entrée micro, une sortie casque, une sortie HDMI (non compressée pour la vidéo), une prise synchro flash, du Wi-Fi (cf. encadré) et une connexion USB 2 (oui, toujours pas d'USB 3 en Micro 4/3). Nous regrettons l'absence d'un second emplacement pour une carte mémoire, histoire de bien séparer photo et vidéo par exemple.

Réactivité - Le Lumix GH3 ne déçoit pas au niveau de la réactivité avec un autofocus par détection de contraste toujours au top et un temps de mise sous tension qui frôle la seconde. Rien à redire donc. L'autofocus fonctionne parfaitement en vidéo avec une souplesse exemplaire. Le mode rafale à 6 ips est également au rendez-vous. Mieux, en mode obturation électronique, la cadence atteint 20 ips (JPeg 4 Mpix seulement et sans suivi autofocus).

Qualité des images - Le GH3 intègre un nouveau capteur MOS capable de délivrer des images jusqu'en 4608x3456 pixels (16 Mpx) dans un format 4/3. Le capteur n'est malheureusement plus multi-aspects et les différents ratios d'image (16/9, 3/2) sont retaillés à partir du capteur 16 Mpx 4/3. La définition change pour chaque format d'image ainsi que les angles de prise de vue.

Au niveau de la gestion du bruit électronique, le nouveau capteur est particulièrement efficace, délivrant de belles images jusqu'à 3200 ISO. Les sensibilités supérieures dégradent rapidement le rendu des JPeg et Panasonic a été précautionneux en limitant la sensibilité ISO auto à 3200 ISO justement... En Raw et en développement avec les bons logiciels, les clichés à 6400 ISO seront exploitables. Le 14-140 mm livré en standard est une optique plus que décente avec un bon piqué et une motorisation silencieuse. Panasonic est passé maître dans l'art de traiter les défauts des optiques à la volée : vignetage, aberrations chromatiques et distorsions sont pratiquement invisibles.

source : lesnumeriques.com

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