Hubert Vast

Conseil & Formateur en communication digitale

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Test du Canon eos 6D

L'EOS 6D de Canon est le plus petit, le plus léger et le moins cher des reflex 24x36 de la marque. Des arguments qui ne laissent pas indifférents les photographes qui n'ont pas encore osé ou pu franchir le pas vers le capteur plein format. En outre, ce reflex propose quelques innovations techniques attendues comme la connexion Wi-Fi ou l'intégration d'une puce GPS.

Prise en mains / Les premiers contacts avec le 6D sont plutôt agréables : l'appareil est assez compact (c'est un reflex 24x36...) et léger, mais il ne sacrifie en rien la prise en mains. La poignée est bien proportionnée et permet de tenir fermement le reflex équipé d'une optique volumineuse et lourde. Le revêtement caoutchouté est également de bonne facture, à la fois plaisant au toucher et adhérant. Le boîtier bénéficie des derniers choix de la marque en termes d'ergonomie. Vous retrouverez donc le barillet pour le choix des modes d'exposition bloqué à l'aide d'un verrou central — ce système a ses adeptes et ses détracteurs —, le levier pour la mise sous tension situé en dessous dudit barillet, un basculeur pour le passage en mode photo / vidéo sur l'écran arrière ainsi que la touche Q (Quick Menu) qui se généralise et qui permet d'accéder rapidement aux principaux réglages de prise de vue. Vous apprécierez également le mode S (silencieux) qui permet d'atténuer notablement le déclenchement. Contrairement aux autres 24x36 actuels de la marque, le 6D ne dispose pas de joystick pour la sélection du point autofocus ou la navigation dans les menus. Un joypad remplace donc l'appendice avec plus ou moins de réussite, celui-ci étant placé un peu bas pour être facilement accessible. L'écran LCD au ratio 3/2 est d'excellente facture avec des angles de vision larges, une colorimétrie assez fidèle et un bon rendu des valeurs. Avec 1 040 000 points, l'affichage est également précis et particulièrement fluide, même en basse lumière pour la visée directe sur écran. Il ne manque plus qu'un modèle tactile et orientable pour être parfait. Alors que le 60D dispose d'un écran articulé, l'absence d'une telle fonctionnalité sur le 6D est vraiment regrettable. L'interface graphique est réussie avec des menus clairs et bien ordonnés et un écran Q efficace. Le Wi-Fi et le GPS sont bien sûr les deux attractions du 6D. La première permet de piloter à distance le boîtier (cf. encadré) et la seconde permet de géolocaliser les images à la volée (Raw compris), mais ne permet pas d'afficher une boussole ou la localisation sur une carte embarquée dans l'appareil. Le viseur est large et plutôt agréable, mais il manque la possibilité d'afficher des informations en surimpression comme des grilles d'aide à la composition ou un horizon artificiel comme sur le 7D. En outre, il s'avère moins précis (couverture de 97 %) que celui de son principal concurrent le Nikon D600 (100 %). Nous pointerons toutefois quelques manques comme une prise casque pour vérifier l'enregistrement sonore en vidéo (le D600 en possède une), une connexion USB rapide en version 3 ou le choix de ne garder qu'un seul emplacement de carte mémoire SD ; et nous attendons toujours la généralisation du rétroéclairage des commandes comme nous l'avions imaginée après la sortie du E-620 d'Olympus. Plus gênant, le 6D ne propose pas de flash intégré pour déboucher un contre-jour ou piloter des flashes distants sans fil. Nouveau format oblige, le 6D dispose d'une nouvelle poignée d'alimentation BG-E13 non-compatible avec les autres boîtiers. Dernier point contraignant pour les canonistes qui viendraient du monde APS-C, il est impossible de recycler les optiques EF-S qui sont mécaniquement incompatibles.

Réactivité / Nos mesures de performances du 6D sont étonnantes de similarité quel que soit le domaine ; le reflex semble abonné à la demi-seconde. Le nouvel EOS s'avère donc plutôt véloce et ne montre pas de réelle faiblesse. Même l'autofocus, pourtant limité à 11 points quand celui du Nikon D600 en compte 39, se montre plutôt efficace même si sa couverture est un peu étroite. En basse lumière, la sensibilité du système est vraiment remarquable et sur ce point il surclasse son concurrent désigné. Au niveau de la rafale, le 6D est, avec ses 4,3 ips, peu ou pro conforme aux annonces du constructeur et reste donc un peu léger pour la photographie sportive qui nécessite une cadence au moins égale à 5 ips. Sur ce plan, ce 24x36 de Canon accuse du retard par rapport au Nikon ou l'Alpha 99 de Sony, certes plus cher, mais qui atteint 6 ips en pleine définition.

Qualité des images / De manière étonnante, le 6D ne recycle pas le capteur du 5D Mark III qui n'est pourtant pas si âgé et propose un tout nouveau modèle doté d'un peu moins de pixels (20,2 Mpx contre 22,3 Mpx). La gestion du bruit électronique est impressionnante et le boîtier délivre d'excellentes images jusqu'à 3200 ISO avec une granulation et un lissage bien contrôlés. On pourra monter sans peine à 6400 ISO, limite à partir de laquelle, le lissage est beaucoup plus facile à mettre en évidence. Les sensibilités 12800 et 25600 sont exploitables jusqu'au A4, mais il ne faudra pas trop compter sur les valeurs extrêmes, le 6D étant capable de monter jusqu'à 104200 ISO. Le capteur 20 Mpx s'est montré assez exigeant au niveau optique et il ne faudra pas hésiter à investir dans des optiques de qualité pour exploiter le potentiel du reflex. Le 24-70 mm f/2,8 (ancienne génération) s'est avéré particulièrement décevant au télé avec un manque de piqué flagrant en périphérie.

source : lesnumeriques.com

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