Hubert Vast

Conseil & Formateur en communication digitale

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Test de l'Olympus SH-50

Le SH-50 prend la tête de la gamme Traveller d'Olympus et synthétise divers atouts techniques de la marque : le zoom 24x des SZ-30 et SZ-14, le design du SH-25MR, le processeur TruePic VI et la stabilisation 5 axes de l'OM-D E-M5. Le capteur, quant à lui, est un classique et raisonnable CMOS de 16 millions de pixels.

Prise en mains

La qualité de construction est en légère progression avec des ajustages bien maîtrisés, soulignés par un subtil jeu de surface mate et de cerclages chromés. La molette de sélection des modes est ferme et bien crantée : très agréable. Cliquable elle se montre pratique malgré un revêtement en plastique peu flatteur. La petite poignée en caoutchouc est jolie, mais pas très accrocheuse. Si possible préférez la version noire plutôt qu'argentée d'une apparence générale plus cossue.

La liste de réglages n'a pas réellement évolué. Elle demeure classique et rapidement accessible (compensation d'exposition, balance des blancs, retardateur, sensibilité...). Sur les 9 positions disponibles du sélecteur de mode, 7 sont des modes scène, très automatisés, ou apparentés. L'aspect ludique et la facilité de prise en main s'en trouvent renforcés, mais le quatuor PASM manquera à ceux qui souhaitent aller un peu plus loin (photographiquement parlant).

L'écran est tactile mais sous-exploité. Pendant la prise de vue il permet seulement de sélectionner la zone de mise au point et de déclencher. En mode lecture il est utilisé pour passer d'une photo à l'autre ou pour zoomer. Et encore il est plus rapide et intuitif d'utiliser les touches physiques pour ces deux dernières actions. Vivement qu'Olympus se décide à rendre les menus (menu général et menu de réglages rapides) cliquables.

L'écran dispose dune définition 460 000 points avec des angles de vision dégagés. Il n'est tout de même pas parfait : la température des couleurs n'est pas ce que l'on pourrait appeler d'exemplaire (8094 K), le gamma est faible (les gris clairs finissent brûlés) et seule la colorimétrie reste passable.

Réactivité

Le bloc optique est repris du SZ-30, mais deux années de progrès techniques sont passées par là. Le démarrage ne demande plus qu'une seconde et demie, ce qui est très honorable pour un 24x et place le SH-50 parmi les plus rapides dans cet exercice.

L'enchaînement des photos ne pose pas de problème et le mode rafale aligne 12 vues par seconde. Rien à redire sur ce point. Tout comme l'autofocus qui offre de très bonnes prestations dans n'importe quelle situation.

Qualité des images

Olympus et la gestion du bruit électronique, c'est une histoire assez compliquée. Surtout sur les petits capteurs (1/2,3" dans le cas présent). Le TruePic VI suffit-il à changer la donne ?

En un mot : non. Depuis le passage au BSI-CMOS, il n'y a pas grand-chose de nouveau à se mettre sous la dent, à part une sensibilité maximale poussée à 6400 ISO (inexploitable, l'inverse aurait été étonnant). De 100 ISO à 400 ISO, la qualité reste raisonnable. 800 ISO pousse un peu plus loin le lissage et 1600 ISO ajoute une baisse du contraste et de la saturation. Ce schéma, très classique, est doublé d'un objectif manquant désespérément de piqué, les 16 millions de pixels du capteur étant sous-nourris en termes de détails.

Sur le plan strictement optique, le zoom 24x a fait son petit effet lors de son introduction en 2011. Deux ans après, la concurrence a eu le temps de rattraper son retard et le petit Zuiko 25-260mm commence à accuser son âge (oui, déjà, mais les compacts high-zoom sont un univers impitoyable). Il faudra pousser vers le fond du zoom pour voir apparaître un semblant de piqué. Avant, l'image manque de définition, avec des bords faibles. Même au centre, l'objectif doit se dépatouiller avec un lissage qui ne laisse rien passer (au propre comme au figuré).

À l'usage, la qualité d'image doit son salut à la stabilisation 3 axes, qui épargnera l'utilisation de sensibilités trop élevées tout en préservant une vitesse d'obturation viable, ainsi qu'aux nombreux filtres créatifs qui aident à oublier tous les petits désagréments. Mais pour un appareil censé chapeauter sa série, c'est un peu court.

source : lesnumeriques.com

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