Hubert Vast

Conseil & Formateur en communication digitale

06 63 37 31 77

Test de l'Olympus Pen E-P5

Deux années après un Pen E-P3 séduisant et efficace, Olympus renforce sa gamme de compacts à objectifs interchangeables (COI) avec un E-P5 remis au goût du jour. Au programme, écran inclinable et tactile, Wi-Fi et nouveau processeur de traitement des infos.

Prise en mains

En digne héritier de la lignée Pen, le E-P5 en reprend une ligne établie depuis plusieurs décennies avec un boîtier assez compact et le fameux décroché sur le capot. Le look «néo rétro» est plutôt réussi. Nous apprécions la présence d'une courte poignée pour faciliter la prise en mains, mais le revêtement s'avère un peu trop glissant. Notez qu'il est possible de personnaliser l'apparence du boîtier en choisissant une autre poignée. Une version en bois est même disponible. Nu, le Pen E-P5 n'est pas le boîtier le plus léger, accusant plus de 500g sur la balance (avec certes la batterie et la carte mémoire). Heureusement, le 14-42mm se montre discret (en position voyage) et discret, ce qui équilibre l'ensemble.

Le nouveau Pen se destine avant tout à une population d'initiés à la photographie. En témoigne l'artillerie déployée par la marque pour offrir de nombreuses commandes personnalisables. Outre une classique touche Fn sur le dessus du boîtier, une majorité des boutons au dos peuvent recevoir différentes options selon votre bon vouloir. Un levier permet même de basculer entre deux configurations pour les deux molettes de réglages et, pour finir, les menus offrent un niveau de paramétrage impressionnant. Voilà qui devrait séduire les plus exigeants, mais si au bout du compte, on finit par se perdre dans une arborescence somme toute assez tortueuse.

Pour autant, les novices ne sont pas oubliés et un mode tout auto dit «intelligent» est bien présent pour paramétrer au mieux la prise de vue. Un mode Live Guide permet même de modifier certains réglages derrière une interface ultra simplifiée qui fait penser aux menus d'un téléviseur.

Après une incursion dans le monde des écrans Oled (E-P3 et E-M5), Olympus revient à la technologie LCD et propose une dalle tactile (monopoint) avec un total de 1 037 000 points au format 3:2 (720x480 pixels). L'affichage est fluide même en basse lumière, ce qui facilite les cadrages en intérieur ou en virée nocturne. L'écran est inclinable sur pratiquement +90° et -45° et surtout tactile : il est alors facile de sélectionner la zone de mise au point et même de déclencher en pointant juste le sujet à l'écran.

Le Pen E-P5 intègre un flash pop-up toujours pratique pour déboucher un contre-jour et dispose d'une griffe porte accessoire pour connecter un flash, un micro ou une torche. Il est également possible de piloter des flashes distants sans fil pour créer un petit studio à l'aide de flashes cobra.

Comme tout bon boîtier actuel, le Pen E-P5 cache en lui une puce Wi-Fi qui permet d'interagir avec un smartphone ou une tablette à distance. L'intention est louable, mais la réalisation est encore timide. Les options sont, pour le moins limitées, et se limitent presque, au déclenchement (avec ou sans retardateur). Sur ce point, on attend beaucoup plus dans les prochaines versions du logiciel qui ne manqueront pas d'arriver. On croise également les doigts pour qu'une application Windows/Mac OS X pointe, un jour, le bout de son code. L'application OI.share peut également marquer les images des coordonnées GPS à la volée.

Le Pen E-P5 regorge de petites fonctionnalités intéressantes comme les filtres artistiques ou le mode Live Bulb/Time qui permet de réaliser une pose longue tout en contrôlant à l'écran l'exposition. Plus besoin de réaliser de savants calculs pour une photo de nuit, la photo se construisant sous vos yeux.

Réactivité

Le Pen E-P5 est un petit nerveux : la mise sous tension s'effectue en moins d'une seconde, la mise au point est du niveau d'un bon reflex et, même en basse lumière, le nouveau COI d'Olympus reste plus que correct avec un déclenchement en une demi-seconde. Le boîtier s'avère très agréable à utiliser, vif et réactif sur la plupart des scènes et des ambiances lumineuses. Notez que l'obturateur est capable de monter jusqu'au 1/8000 s. Un petit plus pour qui apprécie les optiques aux ouvertures généreuses. Dommage qu'il n'existe pas un mode totalement silencieux avec un obturateur électronique.

Le mode rafale rapide tient ses promesses avec une cadence qui dépasse 9 vps sans autofocus. Avec le suivi d'un sujet, la cadence baisse, mais reste à un très bon niveau avec plus de 6 vps. Voilà un boîtier prêt pour la photographie sportive.

Qualité des images

Techniquement, le E-P5 est très proche du très recommandable OM-D E-M5 présenté il y a tout juste un an. Même capteur 16 Mpx, même processeur de traitement des images et, finalement... mêmes images en ce qui concerne la gestion du bruit électronique. Jusqu'à 1600 ISO, les clichés sont assez propres et facilement exploitables et vous pourrez «pousser» le petit compact jusqu'à 3200 ISO sans trop d'hésitation. Si l'E-P5 s'octroie une plage ISO jusqu'à 25600 ISO, il sera toutefois plus sage de ne pas dépasser 6400 ISO pour conserver des clichés de qualité. Néanmoins, la possibilité de grimper dans les tours peut s'avérer très pratique dans certaines conditions surtout avec une stabilisation mécanique plutôt performante. Nous aurions pu espérer quelques améliorations pour grappiller quelques ISO. Il n'en est rien, mais le Pen E-P5 reste un boîtier à l'aise dans la plupart des situations.

L'optique livrée en kit (14-42 mm f/3,5-5,6) est de bon aloi. Classiquement le grand-angle est un peu mou dans les angles, mais les images sont par défaut, bien accentuées et exploitables immédiatement sans retouche. En zoomant, on gagne en homogénéité tout en perdant un peu en piqué. Avec des éclairages «chauds» (halogène, tungstène...) la balance automatique peine à équilibrer le rendu colorimétrique qui affiche une forte dominante jaune orangé.

source : lesnumeriques.com

siret : 513 289 629 00018 

L'ensemble des photos du site sont tous droits réservés par Hubert Vast